Le volume des crédits aux ménages français est revenu à son taux le plus bas depuis une quinzaine d’années. L’Observatoire des Crédits a publié le taux de détention des crédits aux ménages en 2011: il est de 49,4 %. C’est le reflet chiffré de la crise financière que subit notre pays.
Et les intentions des ménages pour 2012 confirment cette tendance à la baisse : 3,6 % seulement d’entre eux envisagent de recourir au crédit.
Deux raisons majeures à cet état de choses. D’abord, la situation financière des ménages s’est dégradée pour cause de crise économique. Ensuite, le niveau de leur endettement se maintient à de hauts niveaux : le premier semestre de l’année 2012 a vu l’encours de dette porté par les ménages atteindre le chiffre impressionnant de 80,2 % du revenu disponible brut.
Sur le marché du crédit à la consommation, ce sont les investissements durables (achat d’un véhicule, travaux dans l’habitation) qui se maintiennent au détriment des dépenses de consommation courante.
C’est très certainement le recours au rachat de crédit à la consommation et au rachat de credit immobilier qui a augmenté. Il est cependant difficile de quantifier cette hausse car aucune statistique relative au regroupement de crédit n’est disponible à ce jour.
Sur le marché du crédit immobilier, le taux de détention progresse légèrement d’un demi point par rapport à l’année 2010 grâce aux mesures fiscales en faveur de l’accession à la propriété, et tout particulièrement l’extinction de la loi Scellier et la refonte du Prêt à Taux Zéro Plus, PTZ+.

Aucun commentaire jusque là