Les prévisions faites par Bercy avant la crise financière sont évidemment revues à la baisse ! Notre pouvoir d’achat devrait donc augmenter de 1,5%, contre les 2% prévus. Et ce, malgré un ralentissement de l’inflation.
Mais le pouvoir d’achat ne sera pas le seul à être touché. Dans un rapport annexe au projet de lois de Finances et dont l’AFP a obtenu une copie mardi dernier, d’autres points sont mis en avant :
- Il est prévu en 2009, une destruction de 90 000 emplois salariés dans le secteur marchand non agricole, contre une création de 50 000 emplois salariés prévu avant la crise
- L’emploi total, salarié et non salarié, devrait subir 13 000 destructions au lieu des 89 000 créations prévues.
- L’augmentation du salaire moyen des français, dans le secteur marchand non agricole, devrait de 3,1% en 2009.
Pour l’Etat, ce n’est pas mieux. La dette publique devrait s’élever à 66,2% du PIB en 2008, à 67,9% en 2009, pour atteindre 68,1% en 2010. Mais bonne nouvelle, quand même, elle devrait redescendre en 2011 et 2012 à, respectivement, 67,2% et 65,6%. Les mesures d’aide au soutien de l’économie explique ces hausses.
Un sondage de TNS Sofres, publié mardi par la société de conseil Logica, nous donne le ressenti des français. En effet, 77% d’entre eux, sont « inquiets lorsqu’ils pensent à la crise financière », qu’ils imaginent « durable ».Les classes modestes sont plus inquiètes que les catégories aisées.
64% des personnes interrogées pensent que cette crise financière va entrainer « une récession durable » contre 25% qui sont plus optimistes et parlent d’une « récession de courte durée ».
