Le gouvernement a présenté, lundi dernier, un projet pour réformer le crédit à la consommation. Le but de ce projet est de « responsabiliser le prêteur », expliquait la ministre de l’économie, Christine Lagarde.
Les quatre « points noirs » du crédit à la consommation y sont définis :
- La « publicité agressive »
- Le « crédit qui ne se rembourse pas » ou le crédit revolving
- Le crédit « à l’insu de son plein gré »
- Le rachat de crédit « sauvage »
Le prêteur devra, en autre, vérifier que l’emprunteur potentiel n’est pas fiché au fichier FICP de la Banque de France (des incidents de paiements).
Les mesures prévues sont :
- Pour la « publicité agressive » : Les mentions, du type le crédit « améliore la situation financière », seront interdites et le coût total du crédit devra être donné.
- Pour le « crédit qui ne se rembourse pas » ou le crédit revolving : désormais les mensualités rembourseront aussi une partie du capital, et non seulement les intérêts, comme cela peut être le cas aujourd’hui
- Pour le crédit « à l’insu de son plein gré » : la nature du crédit devra être expliquée par le prêteur
- Pour le rachat de crédit « sauvage » : des mesures seront prises dont une sur le coût total des crédits après rachat de crédit, pour que la comparaison entre avant rachat de crédit et après, soit possible
