Le dernier sondage de la Banque de France, mené du 7 au 10 octobre 2008, confirme le durcissement de l’octroi de crédits aux entreprises et aux ménages par les établissements bancaires.

Entre juin et septembre, 77% des banques ont resserré les conditions d’emprunt. Chiffre plus important que ne l’avaient anticipé les banques puisque seulement 46% d’entre elles avaient annoncé ce durcissement.
Le constat est clair, fin septembre, 60% des banques avaient exigé des garanties supplémentaires pour l’octroi d’un crédit.

La banque de France annonce que, dans les 2 mois qui viennent, 69% des banques seront plus exigeantes envers les grandes entreprises.

L’octroi de crédit immobilier s’est aussi durci. En effet, d’après le rapport de la Banque de France, en un an, le montant des prêts immobiliers a diminué de presque 16 milliards d’euros.  Les banques anticipent, de plus, une forte baisse de la demande de crédits immobiliers.

Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, ne veut pas relâcher la pression sur les banques. Il précise que l’aide de l’Etat apporté aux banques à été fait dans le but de relancer le crédit au profit des entreprises et des ménages. Claude Guéant  prévient les banques « S’il s’avérait nécessaire d’entrer au capital d’une banque, l’Etat le ferait », dans le cas où celles -ci ne tiendraient  pas leurs engagements. Il précise que cela n’aurait « d’intérêt qu’en ayant la minorité de blocage ».

Les banques, par ce comportement, ne tiennent pas leur engagement, et oublient rapidement qu’elles viennent d’être sauvées de la faillite par les garanties de l’Etat.

Le contrat était pourtant clair, aide contre relance du crédit, pour ne pas revivre les années noires de la Grande Dépression. L’Etat, heureusement pour nous, est et reste ferme face au système bancaire.